Collusion et pantouflage : quand le lobby bancaire met la main sur la haute administration

Hollande le souhaite : c’est un ancien de chez BNP qui va être nommé à la tête de la Banque de France et de l’autorité de contrôle des banques, si le Parlement l’approuve. Conflit d’intérêt ? Collusion ? Menace pour la régulation bancaire ? Une décision symbole de la porosité entre banquiers et instances chargées de leur contrôle, qui explique en partie le laisser-faire coupable et l’inaction des régulateurs et responsables politiques face à la finance. Enquête sur les ressorts de l’influence considérable du lobby bancaire sur la haute fonction publique et nos dirigeants politiques. (Bastamag 28/09/15)

François Hollande : «Moi Président des banques, des multinationales et des marchés»

Exit, donc, Emmanuel Macron, brillant associé-gérant de la banque Rothschild, devenu en 2012 conseiller économique et secrétaire général adjoint de l’Élysée. La nouvelle recrue a un CV à faire pâlir d’envie les responsables du syndicat patronal. Laurence Boone est Chef économiste Europe au sein de Bank of America Merrill Lynch depuis 2011, fonction qu’elle a auparavant exercée au sein de la banque Barclays Capital France, de 2004 à 2011. Deux banques irréprochables, comme en témoigne la longue liste des enquêtes gouvernementales à leur encontre. Bank of America pourrait écoper aux États-Unis d’une amende record de 12 milliards de dollars (mieux que BNP !) pour des litiges concernant des crédits hypothécaires douteux, et a été reconnue coupable de fraude sur les subprimes. […]

François Hollande a également nommé une nouvelle responsable du service presse, Virginie Christnacht. Elle a auparavant exercé cette fonction au sein du groupe de BTP Vinci. Au point où nous en sommes… (Bastamag, 11/06/14)

Quand AXA se place au-dessus des lois

En pointe dans la bataille sur la réforme des retraites, AXA entend bien en profiter pour attirer de plus en plus d’épargnants vers des produits retraite. Pour son seul bénéfice. Le premier groupe d’assurance français n’hésite pas à vendre des contrats avec des mécanismes qui sont désormais interdits par la loi mais qui lui sont si profitables. En toute impunité. (Mediapart 23/08/13)