Barroso à Goldman Sachs : l’arbre qui cache la forêt

Vendredi 8 juillet, la banque d’affaires américaine Goldman Sachs a annoncé avoir engagé l’ancien président de la Commission européenne José Manuel Barroso pour la conseiller. Cette annonce a provoqué de vives réactions. Pour Jean Quatremer, correspondant de Libération à Bruxelles, ça n’est pas moins qu’un «bras d’honneur à l’Europe». Dans son interview du 14 juillet, François Hollande a quant à lui jugé «moralement inacceptable» le recrutement de l’ancien président de la Commission par Goldman Sachs. Ce pantouflage spectaculaire est pourtant un arbre qui cache la forêt : à la Commission comme dans la fonction publique française, de tels allers retours entre administration et grandes entreprises sont monnaie courante.

José Manuel Barroso rejoint Goldman Sachs comme président non exécutif. (Crédits : Reuters) Lire la suite

De si confortables pantoufles bruxelloises

Les institutions européennes accordent une place exorbitante à la bureaucratie au détriment du pouvoir politique. Intervenant à tous les stades du processus de décision, ces fonctionnaires concentrent l’attention des lobbys. Faute de règles précises dont l’application serait effectivement contrôlée, la vie bruxelloise voit aussi se multiplier les conflits d’intérêts, tant chez les députés que chez les commissaires. (Le Monde diplomatique, 09/15)

Une Commission au service des multinationales

En octobre 2014 se sont tenues les auditions des candidats commissaires pour la Commission Juncker. Problème : nombre d’entre eux ont été étroitement associés aux activités de multinationales des services, industrielles ou financières, parfois même dans des secteurs dont ils auront la responsabilité ! (Attac, 15/10/14) Lire la suite