Barroso à Goldman Sachs : l’arbre qui cache la forêt

Vendredi 8 juillet, la banque d’affaires américaine Goldman Sachs a annoncé avoir engagé l’ancien président de la Commission européenne José Manuel Barroso pour la conseiller. Cette annonce a provoqué de vives réactions. Pour Jean Quatremer, correspondant de Libération à Bruxelles, ça n’est pas moins qu’un «bras d’honneur à l’Europe». Dans son interview du 14 juillet, François Hollande a quant à lui jugé «moralement inacceptable» le recrutement de l’ancien président de la Commission par Goldman Sachs. Ce pantouflage spectaculaire est pourtant un arbre qui cache la forêt : à la Commission comme dans la fonction publique française, de tels allers retours entre administration et grandes entreprises sont monnaie courante.

José Manuel Barroso rejoint Goldman Sachs comme président non exécutif. (Crédits : Reuters) Lire la suite

Les hommes de main de la Dame de fer

Les électeurs britanniques ont tranché le 23 juin : la Grande-Bretagne va quitter l’Union européenne. C’est l’occasion de revenir sur l’influence considérable exercée par ses représentants dans les institutions bruxelloises depuis les années 80. Nous republions cet article en date du 4 juin 2010 et qui revenait sur le rôle des « hommes de main » de l’emblématique Premier ministre britannique Margaret Thatcher. (Dessous de Bruxelles, 12/07/16)

La Commission européenne gangrénée par les lobbys et conflits d’intérêt?

Peut-on servir l’intérêt public lorsque l’on défend des intérêts privés ? La question a été maintes fois posée à Bruxelles, tant le lobbying y est puissant et les conflits d’intérêts nombreux…(Sud Ouest, 30 octobre 2015)

De si confortables pantoufles bruxelloises

Les institutions européennes accordent une place exorbitante à la bureaucratie au détriment du pouvoir politique. Intervenant à tous les stades du processus de décision, ces fonctionnaires concentrent l’attention des lobbys. Faute de règles précises dont l’application serait effectivement contrôlée, la vie bruxelloise voit aussi se multiplier les conflits d’intérêts, tant chez les députés que chez les commissaires. (Le Monde diplomatique, 09/15)

Une Commission au service des multinationales

En octobre 2014 se sont tenues les auditions des candidats commissaires pour la Commission Juncker. Problème : nombre d’entre eux ont été étroitement associés aux activités de multinationales des services, industrielles ou financières, parfois même dans des secteurs dont ils auront la responsabilité ! (Attac, 15/10/14) Lire la suite

Commission Juncker : la finance aux manettes

Pierre Moscovici aux Affaires économiques,un conservateur anglais aux Services financiers : la composition de la nouvelle Commission européenne est pain bénit pour les banques et l’industrie financière. Mais c’est un camouflet pour les peuples européens, qui continuent à payer le prix de la crise de 2008 et ne sont pas à l’abri d’une prochaine crise financière. (Attac, 10/09/16)

«Un gigantesque conseil d’administration». Une autre histoire de l’Europe

«Lobby c’est encore trop doux : ça suppose que les forces économiques fassent pression, de l’extérieur. Or, elles guident les institutions de l’intérieur.» On a interviouvé Geoffrey Geuens, maître de conférences à l’Université de Liège. Au fil de son récit, on a finalement décidé de raconter une autre histoire de l’Europe : celle des financiers, des administrateurs et des industriels. (Fakir 12/05/14)

Europe: les hommes de Goldman Sachs

Propulsés à la faveur de la crise, Lucas Papademos, Mario Draghi et Mario Monti sont tous liés à la banque d’affaires Goldman Sachs. Et ils ont tous trempé, aussi, dans le maquillage des comptes et la gestion des dettes européennes. Comment peuvent-ils être aujourd’hui les sauveurs de la zone euro? (Mediapart, 16/11/11)

José Manuel Barroso et son escouade de commissaires à gages

Le 23 novembre 2004, José Manuel Durão Barroso prenait la présidence de la Commission. « La Commission européenne passe encore plus sous le contrôle des Thatchériens » s’exclame un an plus tard le conservateur The Daily Telegraph [1], suite à plusieurs remaniements à la tête de l’administration bruxelloise. La référence à l’ancienne Premier-ministre britannique pourrait sembler anachronique, plus de dix ans après son retrait de la vie politique. Et pourtant. L’ancien maoïste Barroso aurait véritablement eu de quoi séduire la « dame de fer » : anticommuniste, atlantiste et libéral patenté, il a su rassembler autour de lui une équipe de choc à même de poursuivre le travail déjà réalisé par ses illustres prédécesseurs. (Dessous de Bruxelles, 26/12/10)