Barroso chez Goldman Sachs : le comité d’éthique européen estime qu’il n’y a pas d’infraction

Si le choix de l’ancien président de la Commission européenne est peu judicieux, il n’a néanmoins pas violé les règles « d’intégrité et de réserve » de l’UE, estime le comité d’éthique, dont l’avis est non contraignant. (Le Monde, 31/10/16)

Barroso se plaint de « discriminations » depuis son arrivée à Goldman Sachs

Dans un courrier à son successeur Jean-Claude Juncker, l’ex-président de la Commission européenne a apporté des clarifications sur son embauche dans la banque. Attaqué de toutes parts depuis son embauche par la banque américaine Goldman Sachs, l’ancien président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso, réagit mardi pour se défendre des « discriminations » dont il se dit la victime. La contre-offensive de l’ancien Premier ministre conservateur portugais intervient au lendemain d’un coup de pression venu de Bruxelles, de la part de son successeur Jean-Claude Juncker, lui-même critiqué jusque-là pour ne pas avoir suffisamment pris la mesure du problème éthique posé par le cas Barroso (Le Point, 13/09/16).

Barroso à Goldman Sachs : l’arbre qui cache la forêt

Vendredi 8 juillet, la banque d’affaires américaine Goldman Sachs a annoncé avoir engagé l’ancien président de la Commission européenne José Manuel Barroso pour la conseiller. Cette annonce a provoqué de vives réactions. Pour Jean Quatremer, correspondant de Libération à Bruxelles, ça n’est pas moins qu’un «bras d’honneur à l’Europe». Dans son interview du 14 juillet, François Hollande a quant à lui jugé «moralement inacceptable» le recrutement de l’ancien président de la Commission par Goldman Sachs. Ce pantouflage spectaculaire est pourtant un arbre qui cache la forêt : à la Commission comme dans la fonction publique française, de tels allers retours entre administration et grandes entreprises sont monnaie courante.

José Manuel Barroso rejoint Goldman Sachs comme président non exécutif. (Crédits : Reuters) Continuer la lecture de Barroso à Goldman Sachs : l’arbre qui cache la forêt