Barroso à Goldman Sachs : l’arbre qui cache la forêt

Vendredi 8 juillet, la banque d’affaires américaine Goldman Sachs a annoncé avoir engagé l’ancien président de la Commission européenne José Manuel Barroso pour la conseiller. Cette annonce a provoqué de vives réactions. Pour Jean Quatremer, correspondant de Libération à Bruxelles, ça n’est pas moins qu’un «bras d’honneur à l’Europe». Dans son interview du 14 juillet, François Hollande a quant à lui jugé «moralement inacceptable» le recrutement de l’ancien président de la Commission par Goldman Sachs. Ce pantouflage spectaculaire est pourtant un arbre qui cache la forêt : à la Commission comme dans la fonction publique française, de tels allers retours entre administration et grandes entreprises sont monnaie courante.

José Manuel Barroso rejoint Goldman Sachs comme président non exécutif. (Crédits : Reuters) Lire la suite

Pantouflage en Europe : le capitalisme de connivence

Nous  achevons notre série sur le livre noir des banques avec un dernier extrait sur le pantouflage dans les milieux politiques européens (« revolving doors » en anglais). Une pratique répandue, comme l’a montré le cas récent de José-Manuel Barroso : au terme de leur mandat, des femmes et hommes politiques rejoignent le privé pour vendre une influence acquise dans le public. Symétriquement, il arrive qu’on fasse appel, pour contrôler ou réformer la finance… à d’anciens banquiers.

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Europe: les hommes de Goldman Sachs

Propulsés à la faveur de la crise, Lucas Papademos, Mario Draghi et Mario Monti sont tous liés à la banque d’affaires Goldman Sachs. Et ils ont tous trempé, aussi, dans le maquillage des comptes et la gestion des dettes européennes. Comment peuvent-ils être aujourd’hui les sauveurs de la zone euro? (Mediapart, 16/11/11)