Une ex-commissaire européenne chargée du climat recrutée par Volkswagen

Reconversion. Après José Manuel Barroso, l’ex-président de la Commission européenne, recruté par Goldman Sachs, et Neelie Kroes, ex-commissaire à la concurrence, épinglée pour sa société offshore alors qu’elle était en poste, c’est au tour de Connie Hedegaard, commissaire européenne pour le climat entre 2010 et 2014 de faire parler d’elle. L’ex-ministre danoise chargée du climat vient en effet d’être nommée à un poste de conseil en matière de développement durable au sein du groupe automobile Volkswagen, toujours empêtré dans le dieselgate. De quoi laisser particulièrement songeur (Libération, 29/09/16).

Barroso se plaint de « discriminations » depuis son arrivée à Goldman Sachs

Dans un courrier à son successeur Jean-Claude Juncker, l’ex-président de la Commission européenne a apporté des clarifications sur son embauche dans la banque. Attaqué de toutes parts depuis son embauche par la banque américaine Goldman Sachs, l’ancien président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso, réagit mardi pour se défendre des « discriminations » dont il se dit la victime. La contre-offensive de l’ancien Premier ministre conservateur portugais intervient au lendemain d’un coup de pression venu de Bruxelles, de la part de son successeur Jean-Claude Juncker, lui-même critiqué jusque-là pour ne pas avoir suffisamment pris la mesure du problème éthique posé par le cas Barroso (Le Point, 13/09/16).

Bercy : une nomination qui tombe très mal

La nomination d’un ancien haut dirigeant de la Société générale en tant que directeur de cabinet du ministre des Finances Michel Sapin interroge. Surtout à l’heure où le gouvernement dit vouloir réduire l’influence des lobbies, et où, qui plus est, une décision importante sur l’affaire Kerviel concernant les finances publiques approche. (La Tribune, 12/07/16)

Une conseillère du ministre de l’Agriculture rejoint le lobby des semenciers

Anne-Laure Fondeur, après deux années passées au cabinet de Stéphane Le Foll, où elle a notamment cherché à promouvoir les « nouveaux OGM », rejoint le Groupement national interprofessionnel des semences (Gnis). Un organisme chargé de défendre « les intérêts de la filière semences ». (Reporterre, 28/07/16)

Encore un cas de pantouflage à l’Elysée

La fin du quinquennat approchant, les départs des cabinets sont de plus en plus nombreux. Une partie de ces départs se font vers le privé. Depuis le début du quinquennat, on compte huit départs d’un membre du cabinet de la présidence de la République vers une entreprise privée.

Partir vers le privé n’est pas le plus fréquent après la sortie de l’Elysée, et concerne un départ sur 10. Le dernier en date, selon l’Express, c’est celui de Julien Pouget, le conseiller économie de François Hollande à l’Elysée. Il devrait rejoindre Total, où un poste important lui aurait été proposé. Selon un relevé des 70 départs constatés, effectué par Libération, ce départ vers le privé vient en effet après celui de :

• Hervé Naerhuysen, ancien conseiller en politiques fiscales, vers la direction de ProBTP, groupe de protection sociale complémentaire ;
• David Kessler, ancien conseiller culture et communication, vers la direction d’Orange Studio ;
• Olivier Lluansi, conseiller industrie et énergie, qui est devenu conseiller du président de RTE et travaille maintenant chez EY, cabinet d’audit ;
• Axel Cavaleri, ancien chef adjoint du cabinet après avoir été directeur de cabinet de Marie-Arlette Carlotti, ministre déléguée aux Personnes handicapées et à la Lutte contre l’exclusion, vers la direction générale des Ateliers de l’accessibilité, une société de conseil sur les questions de handicap ;
• Xavier Piechaczyk, ancien conseiller transports et environnement, qui a rejoint le directoire de RTE, où il s’occupe des «Réseaux clients territoires» ;
• Laurence Boone, ancienne conseillère économie et finances, qui est devenue cheffe économiste pour la compagnie d’assurances Axa ;
• Jean-Jacques Barbéris, ancien conseiller affaires économiques, a rejoint Amundi, une filiale du groupe Crédit agricole, pour gérer les relations avec les banques centrales et les fonds souverains.

Pour chacun de ces transferts, il n’y a pas eu, semble-t-il, d’opposition de la commission de déontologie de la fonction publique. Les avis donnés par la commission aux membres de cabinets sont assortis d’une réserve«habituelle», explique celle-ci dans son rapport annuel, à savoir que les partants s’abstiennent «de toute relation professionnelle avec les membres du cabinet du Premier ministre qui étaient en fonction» en même temps qu’eux pendant trois ans. (Libération, 22/07/16)